L’Odyssée du médicament

 

  • Nom : Serious game l’Odyssée du médicament
  • Région : Toute la France
  • Action : Un serious Game né chez Sanofi, repensé et développé en milieu universitaire et faisant l’objet chaque année de projets étudiants.
En résumé…

Né il y a 6 ans chez Sanofi, l’Odyssée du médicament n’était alors qu’un jeu de l’oie uniquement destiné à une utilisation interne. Mais les atouts du jeu retiennent l’attention des universitaires qui l’adaptent en projet pédagogique pour les étudiants en pharmacie. Depuis, l’Odyssée du médicament ne cesse de muter et d’essaimer dans le domaine de la santé.

 
Déroulement

En 2008, Sanofi développe l’un des premiers « jeux sérieux » de l’industrie pharmaceutique, un serious game, entre jeu de l’oie et Trivial Pursuit, dont la destination initiale n’est alors qu’interne. L’objectif vise à créer des passerelles entre les différents départements impliqués dans la recherche et le développement du médicament. Chacun peut alors prendre conscience du travail des autres départements et de la manière dont le travail a une implication sur l’autre.

Si l’on doit l’idée du jeu à Sanofi, Jacques Haïech, Professeur de Biotechnologie à l’Université de pharmacie de Strasbourg, décide de le repenser et de le faire évoluer avec ses étudiants en master de pharmacie. « L’idée de base était non plus d’utiliser ce jeu en interne mais de l’utiliser dans des formations pour faire comprendre quel était le chemin du médicament et ce qu’il fallait faire pour le développer. » précise-t-il.

Revu et corrigé dans un premier temps pour être utilisé lors des journées de l’Ecole de l’Innovation, l’Odyssée du médicament est ensuite transformé en projet pédagogique pour les étudiants en master Sciences du médicament.

Retravaillé, le déroulé du jeu présente sur un plateau de jeu les différentes étapes du médicament, de l’idée à la mise sur le marché en passant par le dispositif à mettre en place pour s’assurer du succès commercial. Au fil des étapes, les joueurs augmentent leur capital et accèdent aux étapes suivantes. Rapidement, Jacques Haïech constate les bénéfices du serious game « Cela permet de faire comprendre de manière ludique et facile comment un médicament se développe ». Pédagogique et convivial, le jeu révèle également toute son interactivité lors de l’Ecole de l’Innovation ARIIS, au cours de laquelle les industriels assurent le rôle de banquier ou d’animateur. Au fil de la partie, digressions, rebonds et cas d’école s’immiscent dans le jeu.

Aujourd’hui largement adopté par le milieu académique, le serious game continue son exploration du médicament, un principe qui se généralise tout autant qu’il se décline, avec par exemple à l’université Paris V-Descartes un jeu axé sur le métabolisme actuellement en cours de développement. Avec des domaines d’applications infinis, Jacques Haïech souligne l’intérêt de cet outil pédagogique dont on peut « faire évoluer le concept pour qu’il soit en adéquation avec les formations initiales et continues. »

Ne cessant les allers-retours entre universités et industries du médicament, le jeu a connu une mutation récente avec Pfizer. Développé par le laboratoire et un groupe d’étudiants en pharmacie de l’université de Strasbourg, le jeu a été utilisé lors d’une journée interne de l’entreprise pour sensibiliser ses collaborateurs sur la question des partenariats public-privé et les liens à développer entre une entreprise pharmaceutique et le secteur académique, les universités ou le ministère de la recherche.

 
Résultats obtenus

Pionnier du genre, « L’odyssée de Médicament », a démontré tous les atouts du serious game dans le milieu universitaire. Un virus qui fait l’objet chaque année de bon nombre de projets étudiants, qui explorent des déclinaisons en application web ou mobile. Un jeu qui évolue chaque année, non pas à travers une entreprise privée mais à travers une série de projets d’étudiants en pharmacie ou en sciences.