La méthode Recherche Proactive d’Entreprise de l’ANAF

  • Nom : Accompagnement à la recherche proactive d’entreprise dispensée par L’Association Nationale des Apprentis de France (ANAF)
  • Région : Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes, Centre-Normandie
  • Action : Le concept de l’Anaf a pour but de mettre en œuvre une nouvelle méthode de recherche d’entreprise basée sur une posture proactive.

 

Résumé

La méthode Recherche Proactive d’Entreprise accompagne les jeunes qui entament un processus de prospection auprès des entreprises. L’Association Nationale des Apprentis de France (Anaf) a mis au point des formations d’aide à la recherche d’entreprise articulées autour d’un travail de posture basée sur le questionnement des besoins de l’entreprise. Un concept innovant qui fait passer les futurs alternants d’une démarche passive classique à une démarche active.

Déroulement

A travers une méthode innovante d’accompagnement, L’ANAF propose aux futurs alternants en recherche d’emploi, une formation méthodologique fondée sur une posture proactive. Dans le cadre d’ateliers se déroulant notamment dans les CFA, les écoles ou les universités, la formation vise à favoriser la qualité des contacts qui peuvent se nouer entre les jeunes et les entreprises.Créer du lien entre les jeunes et les professionnels
Partie du constat que les jeunes avaient beaucoup de difficultés à aller vers l’entreprise et que les tentatives pour décrocher un contrat d’alternance (contrat de professionnalisation ou d’apprentissage) ou un stage se soldaient par des échecs, l’ANAF observait d’un côté des futurs alternants insuffisamment préparés dans leurs recherches et de l’autre des entreprises insatisfaites du peu d’intérêt que leur manifestaient ces jeunes.« On s’est rendu compte que ce qui posait problème c’était que le jeune n’avait pas une bonne posture et était considéré comme un peu trop passif, il ne s’intéressait qu’à lui et pas assez à l’entreprise » remarque Morgan Marietti, Délégué Général en charge du développement et des relations publiques de l’ANAF. Un travail s’engage alors sur un nouveau concept permettant de donner envie aux jeunes d’aller vers l’entreprise, de créer une dynamique positive et d’adopter la bonne posture pour développer un lien de confiance avec l’entreprise. « Décrocher un stage ou un contrat passe aussi par l’intérêt manifesté pour l’entreprise et la compréhension de ses besoins ! » ajoute M. Marietti. Le concept de Recherche proactive d’entreprise dispensé aux jeunes se base sur plusieurs fondamentaux permettant d’identifier les besoins de l’entreprise et de les mettre en adéquation avec leur formation théorique.

La posture proactive

Afin d’établir un dialogue avec les professionnels, la formation sensibilise en amont, en plus de la présentation et de la posture professionnelle, à la technicité de langage. Un outil essentiel avant de s’engager dans un questionnement ciblé et réactif. A l’issue d’un cursus, jugé bien souvent trop théorique par les professionnels, les futurs alternants devront convaincre les entreprises que leur profil peut être mis en adéquation avec les besoins à court ou moyen terme de ces dernières. « Plus on s’intéresse à l’entreprise sur des courts termes, plus il est facile ensuite de créer un lien avec elle et d’arriver sur du long terme. » précise Morgan Marietti. La démarche permet de susciter la confiance et l’intérêt mutuel, et ainsi de créer des relations plus profondes et durables.

Pour mener à bien ce questionnement sur les compétences recherchées par les professionnels, les jeunes sont accompagnés tout au long de leur prospection par les formateurs ANAF dont l’objectif est de leur faire comprendre cette nouvelle méthode et de les entraîner au travail de questionnement. « Nous travaillons sur des questions, sur de la méthode, et aussi sur l’acquisition de technicité » développe Morgan Marietti. « Nous allons les suivre tout au long d’un protocole bien défini qui permet aux jeunes de réussir les étapes téléphoniques et celles sur le terrain, les entretiens d’embauche et enfin la signature du contrat d’apprentissage ou du contrat tout court ». La méthodologie de la posture proactive fournit de solides outils pédagogiques permettant de s’adapter à toute situation en relation avec l’entreprise.

Quels prescripteurs ?

L’ANAF intervient auprès de publics divers, aussi bien pour un public en décrochage, que pour une mission locale (CIO) ou à la demande des lycées, CFA, grandes écoles, universités. Il s’agit là d’aider les jeunes à s’insérer en stage ou en contrat d’apprentissage, mais la formation peut être prescrite également par les entreprises ou par une branche professionnelle (Sanofi, LEEM, Air France) pour accompagner les jeunes dans une insertion durable dans le monde du travail. « On accompagne autant des jeunes dans le secondaire que dans l’enseignement supérieur » note Morgan Marietti. Loin d’être formatée, cette formation à la carte s’adapte autant à son public qu’à l’institution qui la commande. Si les CFA requièrent en moyenne 36 heures d’accompagnement, l’ANAF peut également prévoir des demi-journées de formation pour préparer des jeunes en amont de forums professionnels par exemple.

Conclusion

Après des années de cloisonnement, on constate aujourd’hui que la démarche passive classique de prospection est à bout de souffle. « Je me rends compte que dans tout le monde de la formation professionnelle, il y a un gros manque de lien entre les acteurs. » ajoute Morgan Marietti. La posture proactive s’impose comme une réponse efficace à la création de liens permanents et durables entre les différentes structures. Une méthode que l’ANAF applique au domaine de la santé où l’on voit les écoles pharmaceutiques, les universités, les pôles de compétitivité et les clusters se regrouper et de nouveaux besoins émerger. Investie auprès du LEEM (la branche de l’industrie pharmaceutique), l’ANAF accompagne les alternants issus des entreprises du médicament à trouver un emploi dans les industries de santé, et notamment au sein de TPE et PME de leur territoire.