Coup de projecteur sur les métiers du médicament

  • Nom : Aquitaine Cap Métiers
  • Région : Aquitaine
  • Adresse : 99, rue Judaïque 33000 Bordeaux
  • Action : « Coup de projecteur sur les métiers du médicament ».

En résumé

L’association Aquitaine Cap Métiers a été créée en janvier 2009 sous l’impulsion du Conseil régional d’Aquitaine, et en partenariat avec l’Etat, les partenaires sociaux, les professionnels de l’insertion et de l’éducation. En collaboration avec le GIPSO (Groupement des Industries Pharmaceutiques et de Santé du Sud-Ouest) et le LEEM, elle a conçu et développé en 2010 une exposition itinérante, intitulée « Coup de projecteur sur les métiers du médicament ». A travers des ateliers pratiques, des quizz interactifs et des panneaux d’information, elle vise à informer et sensibiliser le grand public au secteur et aux métiers du médicament. Les participants y découvrent les professions liées à la fabrication des médicaments, dans toute leur richesse et leur diversité, ainsi que les formations qui permettent d’y accéder. En pratique, le coup de projecteur est proposé aux collèges, aux lycées et à toutes les structures de l’insertion professionnelle qui souhaitent faire mieux connaître ce secteur. Il est également présent tous les ans sur le salon Aquitech.

L’action innovante

Objectif visé « Nous avons voulu concevoir un outil pédagogique qui amène le participant à considérer autrement le secteur et les métiers du médicament » explique Isabelle Sallaberry, chargée de développement chez Aquitaine Cap Métiers, « L’idée est de provoquer un déclic, que le visiteur se dise ‘Et pourquoi pas moi ?!’ et qu’il ait envie d’aller plus loin dans sa recherche d’informations. Notre objectif est de susciter sa curiosité, en lui expliquant concrètement ce que l’on fait exactement quand on travaille dans le médicament ».

Format

La visite dure environ une heure. Les participants sont divisés en petits groupes, afin de faire le tour des trois ateliers et de découvrir l’exposition.
Chaque atelier met l’accent sur un aspect différent de l’industrie du médicament : la recherche, la production et le contrôle. « La fabrication d’un médicament est un processus long et complexe, qui fait intervenir des professions très diverses » souligne Isabelle Salleberry. « Pour les faire connaître, nous avons conçu des ateliers au plus près de la réalité. Nous invitons les participants à se mettre vraiment en situation, en se munissant d’un masque, d’une charlotte ou bien d’une blouse et en reproduisant des gestes professionnels ». Autrement dit le principe, c’est de s’approcher, de toucher, et de manipuler ! En complément de cette approche ludique, un questionnaire interactif sur écran accompagne chaque atelier.

Concrètement

Dans le premier atelier, le participant occupe un poste de chargé de recherche dans un laboratoire. « La recherche, c’est un univers qui n’est pas du tout concret pour le grand public. En quoi ça consiste, qui fait quoi ? Là, le visiteur est mis en situation, penché sur son microscope ». Parmi 6 lamelles observées au microscope, il doit donc retrouver celle qui contient un chromosome humain. « Parce qu’avant d’atteindre la production, un médicament est issu d’un travail de recherche !» remarque Isabelle Sallaberry.
Dans le second atelier, le participant occupe un poste d’opérateur de production. « C’est l’atelier qui rencontre souvent le plus de succès car les participants y fabriquent un gel » précise Sophie Durandeau, conseillère au CFA LEEM Apprentissage. « L’objectif est triple : sensibiliser à l’importance du respect des règles de sécurité, faire découvrir les différentes activités de la chaine de production et mettre en évidence les qualités de rigueur et de minutie nécessaires à ces activités ».
Enfin, dans l’atelier « contrôles », le visiteur endosse le rôle de technicien de production dans une entreprise de médicament. Il y fabrique des comprimés ou des ampoules et doit donc s’assurer de leur conformité en procédant à trois types de contrôle : écoulement/poids/ampoule injectable. « Le contrôle et la traçabilité (report, écriture, signature) sont des aspects essentiels de la fabrication d’un médicament. A chaque étape, il faut être perpétuellement vigilant et exigeant. » explique Isabelle Sallaberry.

L’exposition s’articule également autour de 3 Kakémonos (panneaux d’information), qui fournissent des informations très concrètes sur le secteur du médicament. « Nous avons voulu des panneaux très parlants visuellement » souligne Isabelle Sallaberry « Leur objectif est de valoriser les opportunités professionnelles qu’offre le secteur du médicament, ainsi que les formations liées ». Le premier panneau porte sur l’innovation et le médicament, en mettant l’accent sur les biotechnologies. Le second est consacré aux différents métiers proposés par la filière : « Le panneau l’illustre particulièrement bien en mettant en parallèle chaque métier avec le niveau de formation requis » estime Sophie Durandeau. Enfin, le dernier panneau recense les entreprises du médicament en Aquitaine, en fonction de leur domaine d’activité : « Les entreprises au médicament sont nombreuses en Aquitaine, ce qui représente de nombreuses opportunités professionnelles ».

A la fin de la visite, chaque participant repart avec une brochure consacrée aux métiers du médicament.

Les résultats obtenus

« J’ai beaucoup aimé animer cette exposition et je n’ai eu que des retours très positifs » explique Sophie Durandeau. « C’est une initiative très utile pour faire connaître un secteur et des professions sur lesquels circulent de nombreuses idées reçues. Dans son ensemble, les médicaments souffrent d’une image négative : leur sécurité ne serait pas assurée, les laboratoires commercialiseraient des médicaments inutiles… Avec l’atelier « contrôles » par exemple, on met en évidence tous les dispositifs de sécurité qui encadrent leur fabrication. Par ailleurs, avec les récents scandales et les plans sociaux dans la visite médicale, certains s’interrogent sur l’avenir de la filière et la possibilité d’y faire carrière. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur l’innovation et les biotechnologies. Enfin, le médicament est souvent perçu comme un secteur élitiste, qui nécessite des formations longues. Mais pas besoin de faire des études de médecine pour travailler dans le médicament ! Dès BAC+2, on peut accéder à de nombreux métiers transverses, ce que montre très bien l’exposition. Et les entreprises qui peuvent vous employer ensuite ne sont pas à l’autre bout de la France, mais à proximité ! ».

Si c’était à refaire…

« Dans l’ensemble, l’exposition a été très bien reçue et le bilan est très positif. Elle mériterait d’être utilisée davantage et même dans l’Enseignement supérieur » souligne Sophie Durandeau, « mais les clichés ont la vie dure, et nombreux sont ceux qui voient le médicament comme un secteur élitiste et sous-estiment les débouchés. On progresse malgré tout ! J’aimerais aussi qu’on puisse faire évoluer le contenu du coup de projecteur, avec de nouveaux ateliers par exemple ! »