Pilule de 3ème génération prescription restreinte

 

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé ce matin la limitation de la prescription en seconde intention des pilules de 3e génération en France et elle a demandé à l’Union européenne de faire de même en révisant les autorisations de mise sur le marché. Mais, au même moment, l’Agence européenne du médicament (EMA) a estimé que : « Il n’y a actuellement aucune nouvelle preuve suggérant un changement dans le profil de sécurité connu des pilules combinées commercialisées actuellement. Il n’y a de ce fait aucune raison que les femmes arrêtent leur contraception. »

Par ailleurs, la ministre a demandé à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de rendre publiques les données de pharmacovigilance (suivi et surveillance des effets indésirables). Marisol Touraine souhaite rendre le dispositif de pharmacovigilance plus simple et plus accessible aux professionnels de santé, pour améliorer les déclarations d’effets indésirables. Des déclarations qui interviennent au lendemain de l’annonce par un syndicat de médecins, la Fédération des médecins de France (FMF), de son intention d’user d’une procédure de saisine auprès du directeur de l’ANSM pour obtenir la suspension de ces pilules au nom du principe de précaution. Pour la FMF, ces produits ne doivent pas être simplement déremboursés mais retirés du marché.